Comment se protéger de l’inflation ?

Jean Damien Cerisier
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Jean Damien Cerisier
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L’inflation est un serpent de mer qui semble surgir des années 70 et 80. Il existe pourtant des pistes pour sécuriser son épargne. Un chose est sûre: à l’aune de la relève des taux par la FED et la BCE, l’inflation grignote, sans coup férir, le capital des épargnants. Surtout sur les supports réputés sécurisés. 

Sortir des fonds “garantis”

Une reprise inflationniste frappe en premier lieu les produits de rendement à capital garanti, comme les fonds en euros traditionnels ou les comptes bancaires de type livret A.

L’investisseur qui se cantonne à ces fonds, risque de voir ses actifs financiers diminuer. Une solution consiste donc à opter pour des véhicules d’investissement décorrélés du marché obligataire et qui proposent un potentiel de rentabilité supérieur à l’inflation.

Pour un épargnant qui détient une assurance-vie et qui souhaite là faire fructifier à terme, il faudra nécessairement s’orienter vers unités de compte diversifiées à dominante action ou immobilière ( OPCI, Private Equity immobilier, etc…)

Si l’objectif est de percevoir des revenus complémentaires, les assurances vie disposent de véhicules comme les  SCPI pour juguler l’inflation, ceci via l’augmentation du prix des loyers.

Une conjoncture propice aux véhicules plus risqués

Nous l’avons vu, dans un contexte de reprise économique et de hausse des taux, les rendements des fonds euros vont continuer à s’éroder. Conséquence directe: les temps actuels sont à l’emprunt, plus qu’à la thésaurisation sur les livrets d’épargne.

Avec une inflation qui risque d’atteindre rapidement 5% dans les mois à venir, il faut désormais accepter de la volatilité dans le choix de ses actifs. En fonction de votre appétence au risque et de votre profil investisseur, il faudra donc privilégier les classes d’actifs suivantes:

  • les actions Européenne et Chinoises ( qui ont des valorisations encore maîtrisées)
  • l’immobilier ( en direct par le biais de l’effet de levier de l’emprunt ou via le crowdfunding)

A contrario, il faut éviter les titres obligataires sauf, peut-être, les obligations indexées sur l’inflation. Sachez toutefois que pour un investisseur, il est toujours possible de combiner des poches court terme, moyen terme et long terme en fonction de ses projets.

Crowdfunding: une réponse à l’inflation

Face à l’inflation actuelle, supérieure à 2 %, la plupart des investisseurs ont compris l’intérêt de diversifier leurs investissements. Par exemple, les unités de compte représentent aujourd’hui 30 % des placements dans une assurance-vie.

Ces mêmes épargnants s’orientent aussi vers le crowdfunding immobilier, véhicule qui consiste à investir de l’argent lors d’une promotion immobilière par le biais d’une plateforme internet.

Ces plateformes proposent généralement des rendements élevés avec un TRI net de près de 9 %. Pour profiter des avantages de ces plateformes, il est judicieux de placer de petites sommes dans plusieurs projets, que vous aurez sélectionné en amont avec soin,  et surtout selon vos convictions.

Par ailleurs, nonobstant le fait qu’investir en crowdfunding immobilier permet de juguler les effets néfastes de l’inflation grâce aux taux de rendements offerts, ce véhicule apporte des avantages attrayants comme:

  • Une solution court terme (de 12 mois à 3 ans)​
  • Un Rendement moyen de 9,3% (chez Citesia)
  • Une Fiscalité simple (Flat Tax de 30% )
  • une absence d’’IFI​
  • un faible ticket d’entrée​