Bilan 2023 des SCPI

Jean Damien Cerisier - CEO de Citesia - plateforme de crowdfunding immobilier
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Jean Damien Cerisier
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Les fonds immobiliers non cotés ont été particulièrement affectés par un changement de dynamique sur le marché, avec une prudence accrue des investisseurs due notamment à une série de réductions annoncées dans les valeurs des parts de SCPI (Sociétés Civiles de Placement Immobilier) depuis l’été dernier, ainsi qu’à des difficultés de liquidité.

En 2023, les SCPI ont collecté 7,7 milliards d’euros, revenant ainsi aux niveaux de collecte observés entre 2018 et 2020, après une année 2022 record avec plus de 10 milliards d’euros collectés, selon le bilan de l’Association française des sociétés de placement immobilier (Aspim) publié le 8 février.

La collecte nette pour les SCPI en 2023 était de 5,7 milliards d’euros, prenant en compte 2 milliards d’euros d’échanges sur le marché secondaire, ce qui la ramène au niveau de 2020, une année marquée par la crise du Covid-19. Le dernier trimestre a suivi la tendance des trimestres précédents, avec une collecte nette de 1,24 milliard d’euros.

À la fin du quatrième trimestre, il y avait 2,1 milliards d’euros de parts en attente de retrait, représentant 2,3 % de la capitalisation totale du marché des SCPI. L’Aspim note néanmoins une grande disparité entre les SCPI concernant la situation des parts en attente.

Concernant la valeur des parts, plus d’une vingtaine de SCPI ont le prix de leurs parts, entraînant une baisse moyenne de 4,9 % du prix des parts en 2023.

Malgré les défis, le taux de distribution moyen des SCPI est resté stable à 4,52 % en 2023, indiquant une régularité dans l’encaissement des loyers.

En revanche, les Organismes de Placement Collectif Immobilier (OPCI) et les sociétés civiles en unités de compte immobilières dans les contrats d’assurance-vie ont connu des décollectes importantes en 2023, avec respectivement 3 milliards et 543 millions d’euros de sorties nettes, impactées par la correction des valeurs des patrimoines sous-jacents et la hausse des taux d’intérêt.